Santé & Bien-être

Culotte menstruelle, coupe menstruelle, serviette hygiénique lavable… Quelle protection choisir ?

Pourquoi les adopter ?

Si ces trois protections ont un point commun, c’est qu’elles vont toutes vous changer la vie ! Grâce à elles :

1) on dit adieu aux produits chimiques présents dans les serviettes et tampons classiques

2) on limite nos déchets

3) on fait des économies.

Car oui, nos protections standards et leur chère taxe rose (il semblerait qu’un rasoir bleu soit plus nécessaire qu’un tampon, une serviette ou… un rasoir rose) ont écumé de nombreux scandales ces dernières années, et pour cause. Selon Libération, même si la taxe rose a récemment été abaissée à 5,5% (rappelons qu’elle était de 20% jusqu’en 2015) en France, les protections hygiéniques devraient être considérées comme des produits de première nécessité (c’est le cas en Ecosse, par exemple) et bénéficier d’une TVA à taux zéro.

Or, selon le documentaire 28 Jours, écrit et réalisé par Angèle Marrey, une personne ayant ses règles dépense en moyenne 3200 euros dans des protections périodiques au cours de sa vie, et ce coût n’a pas diminué après la baisse de la TVA. A qui a été redistribué l’argent ? Aux marques, paraît-il… Une blague ? Il semblerait que non …

Mais la mauvaise plaisanterie ne s’arrête pas là… Nous avons tout.e.s entendu parler de ce syndrome assez effrayant qui a coûté deux jambes à la tristement célèbre (bien que déjà connue avant) Lauren Wasser : le Syndrome du Choc Toxique (SCT). La mannequin mène aujourd’hui un combat remarquable pour informer sur la dangerosité des protections ; l’apparition de matières synthétiques dans les protections hygiéniques est proportionnellement liée à l’augmentation du nombre de SCT. La médiatisation de ce cas est venue jeter un pavé dans une mare contaminée par une omerta probablement entretenue par l’industrie des protections jetables.

De manière plus générale, les produits nocifs présents dans les serviettes et tampons à usage unique seraient également à l’origine de sécheresses vaginales, déséquilibres de la flore… En bref, à éviter !

A ces aspects économiques et sanitaires, on ajoutera un argument essentiel à la transition vers des protections réutilisables : la démarche zéro-déchet. En effet, chaque serviette ou tampon jetable finit à la poubelle, dans les toilettes, ou tout autre lieu soi-disant digne de recevoir un tampon usagé.

Vous vous posez encore des questions sur la nécessité d’une transition ? C’est normal d’avoir des doutes ! Mais ça ne le sera plus après avoir lu ces quelques lignes.

Laquelle/lesquelles adopter ?

La culotte menstruelle 

Il en existe sous toutes les formes, et contrairement à ce que leur nom laisse penser, on peut même en trouver de très jolies ; produit en plein boom, il y en a pour tous les goûts.

Ses points forts : elle répond à presque toutes nos exigences : ultra absorbante, confortable, faite avec des matières naturelles, et les risques de SCT sont très faibles voire inexistants (il résulte d’un choc toxique dû à une stagnation de sang).  

Son seul point faible : il faut compter entre 30 et 40 euros par culotte, et il vaut mieux en avoir plusieurs pour couvrir toute la période de règles ! Mais ce petit investissement sera vite rentabilisé. Admettons qu’un tampon = 0,14 centimes à l’unité, qu’il en faut en moyenne 7/jour (1 toutes les 3h30), soit 0,98€/jour, soit 6,86€/règles de 7 jours, soit 82,32€/an, et 3292,8€ pour une vie (pour 40 ans de cycle)… Acheter 5 culottes à 30 euros revient à 150€. Si on les change tous les 7 ans, on est sur un budget de 857 euros pour une vie… Ajoutons à cela que c’est meilleur pour notre santé, et pour notre planète.

Comment les laver ? C’est simple ; on fait tremper dans de l’eau froide, puis on les passe à froid à la machine (cycle délicat préférable) ou on finit le lavage à la main.

Alors, prêt.e.s à adopter la culotte menstruelle

La coupe menstruelle ou « cup »

Cette petite coupe en silicone s’insère dans le vagin pour s’y déployer, épouser sa forme et faire office de réservoir pour recueillir le sang. Pour l’enlever, il suffit de la pincer et de tirer sur sa tige. Il en existe différentes tailles en fonction du flux sanguin de chacun.e. Généralement entre 15 et 30 euros, elle peut être utilisée pendant presque 10 ans !

Ses points forts : très confortable (on ne sent absolument rien !), économique, écologique, et peut se garder assez longtemps.

Ses points faibles : il est préférable d’avoir accès à un point d’eau (toilettes avec lavabo) au moment de la changer. La cup ne protège pas du SCT, et doit donc être changée régulièrement pour éviter le sang stagnant. De plus, soyez vigilant.e.s si vous portez un stérilet, lorsque vous enlevez votre cup! 

Pour le lavage : la stériliser ou la faire bouillir entre chaque cycle, et pendant la semaine de règles, la rincer à l’eau claire et/ou la laver avec un savon neutre.

Convaincu.e.s ? Notre recommandation : 

La serviette hygiénique lavable 

Généralement entre 5 et 15 euros l’unité, elles sont une excellente alternative à la serviette jetable, les substances chimiques en moins !

Ses points forts : écologique, économique, elle permet également d’éviter le STC.

Ses points faibles : il faut la changer plus régulièrement, et donc prévoir un réceptacle pour la mettre dans son sac quand on part à la journée.

Pour le lavage : tremper dans de l’eau froide puis passer à la machine à laver ou lavage à la main avec un savon de Marseille par exemple.

Si la serviette hygiénique lavable est faite pour vous, rendez vous sur notre site.